Papetière Stadacona : un conflit difficile et bien de son époque
Radio-Canada : Selon le syndicat, Papiers White Birch demandait une réduction de 45 % à 65 % des rentes du régime de retraite, en plus d’une diminution de 20 % les salaires.
Selon Jean Sexton, professeur associé en relations industrielles à l’Université Laval, le retard technologique, qui se dessinait déjà dans les années 1970, pourrait notamment s’explique par « le vieillissement déjà à l’oeuvre de la main d’oeuvre, mais aussi de la direction ».
« Cette hausse de l’âge, de l’ancienneté, a probablement rendu les gens beaucoup plus conservateurs sur les habitudes de travail. La question des avantages sociaux, des retraites, prend de la place », explique à Radio-Canada.ca ce spécialiste, qui estime que cela a eu un impact sur la définition des priorités.
Les régimes de retraite ont connu dans les années 1990 « des rendements assez spectaculaires et souvent des surplus actuariels », note-t-il à la radio de Radio-Canada, mais vivent depuis la situation inverse, ce qui se traduit par une augmentation des demandes de cette nature.
« L’enjeu change, mais le rapport de force n’a pas changé depuis 1982-1983. Les batailles syndicales sont plus défensives qu’offensives. Les seuls progrès auxquels on a assisté, malgré le contexte, sont les avancées sur le plan de l’équité homme-femme », soutient le professeur Grant, interrogé par Radio-Canada.ca.
L’ère des gains syndicaux nets, explique ce spécialiste des relations de travail, a pris fin avec les années 1970, alors que les grands syndicats occupaient la place publique avec des discours appelant à changer le système. « Le gros contraste est entre 1982 et 1972 », dit-il.
La fin de cette époque s’est traduite notamment par une baisse constante des conflits de travail et du nombre de jours non travaillés pour raison de conflit.

Encore une autre compagnie qui va voler le fond de pensions de ces employés et qui va s’en
sortir avec les poches pleines.